Louis-Nazaire Bégin, deuxième évêque de Chicoutimi |
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Louis-Nazaire Bégin est ordonné prêtre à Rome,
le 10 juin 1865. Après son ordination, il poursuit ses études à Rome
et à Innsbruck en théologie, en histoire ecclésiastique
et en langues orientales. De retour au Québec en 1868, il est professeur à l’Université Laval
et occupe différents postes dont celui de directeur du |
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![]() Collection SHS, carton # 48 |
Petit Séminaire et de secrétaire
particulier de l’évêque Tachereau. Il est nommé deuxième évêque
de Chicoutimi en octobre 1888. Pendant la courte durée de son
mandat, trois ans et sept mois, Mgr Bégin a fondé sept
paroisses, ordonné 16 prêtres et construit un nouvel évêché.
Il a également été supérieur et enseignant
au Séminaire de Chicoutimi. Le 14 mai 1892, il quitte définitivement
Chicoutimi pour retourner à Québec, où il occupe
différents postes dans la hiérarchie de l’église.
Il est finalement nommé archevêque de Québec le 12
avril 1898 puis cardinal en 1914. Louis-Nazaire Bégin décède
au Palais épiscopal de Québec le 18 juillet 1925.
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L’abbé Elzéar Delamarre |
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Ce prélat connu à son époque et de nos
jours par son oeuvre est né à Laval en banlieue de Québec
le 8 septembre 1854. Immigré avec sa famille à Hébertville
au Lac-Saint-Jean en 1857, il se fait remarquer par l’abbé J.-B.
Villeneuve qui décèle en lui la vocation. |
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![]() Collection SHS, carton # 2886 |
Après
de brillantes études, payées par l’abbé Villeneuve,
et malgré sa santé fragile, l’abbé Delamarre
est ordonné prêtre dans sa paroisse d’adoption le
29 juin 1883. Travailleur infatigable, il est l’instigateur et
le fondateur par excellence. En 1894, il met en place l’oeuvre
du pain de Saint-Antoine qui vient en aide aux jeunes orphelines. En
1895, il est le co fondateur avec l’abbé Huard du Messager
de Saint-Antoine, et en 1904, il fonde la congrégation des soeurs
de Saint-Antoine-de-Padoue. De plus, en 1907, il jette les bases de son
oeuvre majeure, le développement de l’Ermitage Saint-Antoine
au Lac-Bouchette. L’abbé Delamarre décède à l’Hôtel-Dieu
Saint-Vallier, le 21 avril 1925.
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Victor Delamarre |
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![]() Collection SHS, carton # 2206 |
Delamarre, de son prénom Victor Elzéar,
maître des hercules est né dans notre coin de pays, plusieurs
de ses records ne seront jamais dépassés. Malgré sa
petite taille, il pouvait faire peur à beaucoup plus gros que
lui. Que ce soit comme bûcheron, constable de police de Montréal
ou simplement voyageur dans un train. Delamarre a toujours été respecté et
surtout admiré. Entre autres, il souleva un rail de 950 livres,
assomma un orignal d’un coup de bâton et tira de l’eau
une vache de 600 livres. Qu’il s’agisse tantôt de plier
entre ses deux doigts une pièce de 25 sous en argent ou de soulever
la berceuse et sa mère au bout de ses bras, Victor Delamarre multiplia
ses tours de force et ses démonstrations, d’abord dans la
région et partout au pays ensuite.
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Julien-Édouard-Alfred Dubuc |
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Julien-Édouard-Alfred Dubuc arrive dans la
région en 1892 à l’âge de 21 ans. Il occupe
le poste de gérant de la nouvelle Banque Nationale à Chicoutimi.
Son poste et son intérêt pour la région l’amène à participer
au projet de développement de la nouvelle administration municipale.
En octobre 1897, il laisse la banque pour devenir directeur-gérant
de la C.P.C. Pendant plus de 26 ans, il se voue corps et âme à l’industrie
de la pulpe. J.-É.- A. Dubuc représente, pendant 25 ans,
le comté à la Chambre des communes à Ottawa.
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![]() Collection SHS, non-classée |
| Il est également, maire de Chicoutimi de 1932 à 1936. il décède en octobre 1947, à l’âge de 76 ans, il laisse un comté, un pont et une rue portant son nom; alors que ses prénoms seront identifiés à une ville, Port-Alfred et à une paroisse, Saint-Édouard. | |
Joseph-Dominique Guay |
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![]() Collection SHS, carton # 215A |
Né à Chicoutimi le 14 avril 1866, J.-
D. Guay est le fils du marchand Johnny Guay. Impliqué dans toutes
sortes d’entreprises, tant commerciales, politiques qu’agricoles,
J.- D. Guay fonde, en 1887, le journal le PROGRÈS DU SAGUENAY.
Pendant plus de 20 ans, il en sera le propriétaire, l’éditeur
et le rédacteur. En 1895, il est élu maire de Chicoutimi.
C’est à lui que la ville doit son essor à la fin
du XIXe siècle. En plus d’être l’initiateur
du projet de la C.P.C., il dote la ville de l’électricité et
d’un réseau d’aqueducs. Après 7 ans à la
mairie, il démissionne et retourne à ses affaires. En 1922,
il fera un retour comme maire de Chicoutimi. Il décède à Chicoutimi,
le 18 septembre 1925.
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Louis Hémon |
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Partis du quai de Roberval le 6 juillet 1912, Louis Hémon et Samuel Bédard font connaissance sur le bateau Le Nord. Voici ce que M. Bédard dit suite à cette première rencontre : « La première fois que je rencontrai M. Hémon, ce fut sur le bateau de Roberval en route vers Péribonka. Je remarquai un jeune homme blond, portant un porte-manteau et une grosse couverture de laine. Il m’accosta pour me demander si je connaissais quelqu’un qui voudrait l’engager. Sur ma réponse négative, la conversation tomba. À l’arrivée du bateau au quai, je me ravisai et lui dis que je pourrais moi-même l’employer et lui demandai quel salaire il exigerait. Ce que vous voudrez, Monsieur, dit |
Collection
SHS, P2-10922 |
Hémon, en avouant qu’il
ne savait rien faire. Nous convenons à ma grande surprise, de
8 $ par mois. Il faut avouer qu’il était bien naïf… » Louis
Hémon restera à l’emploi de M. Bédard 2 mois.
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Mgr Eugène Lapointe, fondateur du premier syndicat catholique |
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![]() Collection SHS, carton # 2469 |
Eugène Lapointe s’intéresse très
jeune aux ouvriers. Étudiant en prêtrise, il est bouleversé par
les scènes brutales découlant souvent de la misère
ouvrière. Avec l’arrivée de la C.P.C., l’abbé Lapointe
décide de mettre en pratique les enseignements du « Rerum
Novarum » du pape Léon XIII. De 1903 à 1907, il sensibilise
son milieu à la cause ouvrière; il fait valoir auprès
des plus intéressés les avantages de s’associer en
formant un syndicat. Il se met à la recherche d’une formule
d’association qui pourrait cadrer avec ses aspirations et la situation
des travailleurs de Chicoutimi. En 1907, le 1er syndicat catholique en
Amérique du Nord est né, la Fédération ouvrière
de Chicoutimi.
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J.-E. Lemay, photographe |
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Né à Québec le 20 septembre 1874,
Joseph-Eudore Lemay était le fils de Pamphile Lemay, écrivain
et poète, bibliothécaire du gouvernement provincial. J.-
E. Lemay fait ses études en photographie à l’Académie
commerciale de Québec. Après 17 années d’apprentissage
chez Montminy, photographe renommé de Québec, Lemay arrive
dans la région. C’est par l’entremise de son frère
René-P. Lemay qu’arrive à Chicoutimi en mars 1906
pour s’établir à son compte. Son studio est situé sur
la rue Racine, au pied de la côte Bossé. Réputé comme étant
le meilleur photographe de l’époque, sa principale caractéristique
est d’utiliser la lumière naturelle, d’après
lui, elle atténue les contrastes et rend mieux la douceur des
visages. J.- E. Lemay décède à Chicoutimi en février
1947 à l’âge de 72 ans. C’est sa fille Aline
qui l’assistait depuis 25 ans, qui prend la relève du studio.
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![]() Collection SHS, carton # 10861 |
Félix-Antoine Savard |
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Félix-Antoine Savard, romancier, poète
et dramaturge est né à Québec en 1896. Il vient
s’établir très tôt à Chicoutimi. Il
poursuit ses études chez les frères Maristes puis entre
au Grand Séminaire en 1918. Il est ordonné prêtes
quatre ans plus tard à la cathédrale de Chicoutimi. De
juin 1922 à septembre 1926, il est professeur au Séminaire
de Chicoutimi en religion, en littérature, en français,
en histoire du Canada et en rhétorique. D’avril à septembre
1927, il est vicaire à Bagotville puis il poursuit son ministère
dans la région de Charlevoix. En 1944, il fait un retour à l’enseignement à la
faculté des Lettres de l’Université Laval. Auteur
prolifique, son œuvre littéraire la plus connue est sans
nul doute Menaud maître-draveur, un classique de notre littérature
québécoise. Mgr Félix-Antoine Savard décède
en 1982.
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![]() Collection SHS,P2-10965 |
John Murdock |
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John Murdock fait partie de la quatrième
génération de cette famille d’origine écossaise établie
au Saguenay. Le premier Murdock était commis pour la compagnie
de la Baie d’Hudson au poste de traite de Métabetchouan.
John Murdock quitte l’école à l’âge de
13 ans pour travailler comme assistant-mesureur à la compagnie
Price. Neuf ans plus tard, il fait ses premières expériences
comme entrepreneur dans les chantiers. Rapidement, son entreprise de
jobber réussit, il acquiert des concessions forestières
au Lac-Saint-Jean, à La Malbaie et en Abitibi. Homme prospère,
il reçoit plusieurs titres honorifiques dont celui de colonel
honoraire du Régiment du Saguenay. Il a également laissé son
nom à un quartier de Chicoutimi. Il est le fondateur du poste
de télévision CJPM qui porte ses initiales, ainsi que celles
de ses deux fils, Paul et Craig.
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![]() Collection SHS, P2-08131 |
William Price, père |
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Le fondateur de la compagnie Price est né à Elstree,
en Angleterre en 1789. Il est arrivé au Canada en 1810 comme agent-acheteur
de bois de construction pour la marine britannique. Son engagement terminé,
il entreprend à son compte l’exploitation du bois et crée
en 1816 sa propre compagnie, la Maison Price. En juillet 1842, il acquiert
les propriétés de la Société des 21, et en
novembre de la même année, il s’associe avec Peter
McLeod pour exploiter les scieries de CHicoutimi. Après la mort
de son associé, en 1852, il obtient le titre de roi du bois et
contrôle tout ce secteur dans la région. Price associe à ses
entreprises ses trois fils qui vont lui succéder à sa mort.
William Price décède à l’âge de 78 ans,
le 14 mars 1867.
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![]() Collection SHS, P2-13665 |
Mgr Victor Tremblay |
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![]() Collection SHS, carton # 2817 |
L’abbé Tremblay
fait partie de l’équipe qui fondera une première
fois en 1924, puis une seconde fois en 1934 de la Société historique
du Saguenay. Après 1934, il sera entre autre l’instigateur
du drapeau du Saguenay (1938), du musée saguenéen (1954)
et de la revue Saguenayensia. Il sera également l’organisateur
du Centenaire du Saguenay en 1938 et de 17 autres centenaires célébrés
dans la région. Écrivain et conférencier prolifique,
il sera le précurseur d’un courant de pensée régionaliste.
Suite à sa longue carrière, Mgr Victor Tremblay décédera à Chicoutimi
en juin 1949.
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Mgr Victor Tremblay qui a été l’âme de la Société historique
du Saguenay est né à Saint-Jérôme de Métabetchouan
au Lac-Saint-Jean ne 23 mars 1892. Étudiant au Séminaire
de Chicoutimi, il est ordonné prêtre le 6 juillet 1919. Il
est professeur d’histoire au Séminaire de 1919 à 1959.
C’est lors de cette charge qu’il développe le goût
de faire de l’histoire régionale. |
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La ville d’Arvida |
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En 1926, l’abondance
des cours d’eau et le coût minime de leur exploitation motive
les autorités
de l’Aluminium Company of Canada à venir s’établir
au Saguenay. La nouvelle ville que l’on crée, Arvida, doit
son nom au président de cette compagnie, Arthur Vinning Davis.
Les premières rues développées sont à l’ouest
de l’usine, elles portent les noms de Deville, Hare, Davy et Moritz
Le premier noyau de construction de maisons de cette ville débute à l’été 1926.
La compagnie donne la consigne à l’ingénieur chargé du
projet de loger les
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![]() Collection SHS, P2-7-10.1-p02 |
| ouvriers à faible coût, sainement
et agréablement. Un total de 270 maisons sont construites en 135
jours, 200 d’entre
elles sont destinées aux ouvriers, une cinquantaine aux contremaîtres
et le reste aux employés cadres. |
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La ville de Dolbeau |
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L’industrie des pâtes et papiers est un
des moteurs économique de la région. Au début du
siècle, plusieurs compagnies vont être à l’origine
de villes, pensons à Val-Jalbert, à Port-Alfred ou Kénogami.
Dolbeau fait également partie de celles-là. C’est
en 1926 que la compagnie Leaside Engineering, dirigée par Andrew
Walbert, obtient du gouvernement du Québec des territoires de
coupes dans les bassins des rivières aux Rats et Mistassini. Un
an plus tard, avec l’établissement de l’usine de la
Lake-St-John Power and Paper, on crée la ville de Dolbeau. Régie
par un plan d’urbanisme avec ses larges
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![]() Collection SHS, carton # 371 |
rues bordées d’arbres, Dolbeau donne
l’image du modernisme et d’une
ville agréable à vivre, avec tous les services. Comme beaucoup
de villes de compagnie, on y retrouve
un secteur réservé aux cadres que l’on nomme « le
village des Anglais ».Dès
1929, seulement deux ans après sa fondation, Dolbeau compte 4000
habitants.
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Les débuts de Falardeau |
La première phase de colonisation pour Falardeau
est faite en 1887 par la Société de colonisation de l’abbé David
Roussel. L’objectif de l’abbé Roussel, alors curé de
Sainte-Anne, était d’inciter les habitants les plus démunis
de la paroisse à ouvrir de nouveaux lots au lac Clair et au lac
Charles. C’est la crise économique au début des années
1930 qui va déclencher le deuxième mouvement de colonisation.
Plusieurs familles vont arriver pour s’établir le 20 juillet
1931. La paroisse de Saint-David-de-Falardeau est créée
officiellement en 1937. Le choix de l’emplacement de l’église
pour la nouvelle paroisse va susciter bien des discussions. Finalement,
c’est l’un des citoyens, Pitre Tremblay, qui va régler
le problème et décider par le fait même de l’emplacement
du village de Falardeau, en donnant un vaste terrain qui permet d’ériger
la nouvelle église, le presbytère et le cimetière
et qui accueillera par la suite le couvent, la patinoire et le terrain
de jeu.
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De Kénogami à Larouche
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Le mot Kénogami, qui signifie en montagnais
lac long, désignait avant 1912 les secteurs du lac et du canton
Kénogami, et de la municipalité que l’on connaît
aujourd’hui sous le nom de Larouche. Pourquoi ce changement de
Kénogami à Larouche? C’est qu’en 1911, à la
construction de leur papeterie, les Price étaient à la
recherche d’un nom pour la ville qui allait accueillir cette usine.
Le nom de Kénogami leur plaisait tellement qu’ils ont acheté pour
la somme de 200 $ le nom de la municipalité qui le portait déjà.
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Collection SHS, P2-10608 |
À partir de ce moment, l’ancienne municipalité de
Kénogami a porté le nom de Larouche, en l’honneur de
son premier résidant, William Larouche. |
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Le Lac-Saint-Jean au début du siècle |
Au début du siècle, le mouvement de
colonisation s’amplifie au Lac-Saint-Jean. Entre 1901 et 1911,
la population augmente de 10 000 personnes. La région compte 27
111 habitants. L’agriculture et l’industrie forestière
contribuent activement à ce développement. Les scieries
et les pulperies ceinturent la région, grâce au potentiel
hydroélectrique et forestier. Sur le lac Saint-Jean, la navigation
témoigne d’une grande activité économique.
Compte tenu du temps qu’il faut pour parcourir la région à cheval
et des conditions routières difficiles, il devient beaucoup plus
efficace de transporter bois, marchandise et colons par bateau. À cette époque,
Roberval est le terminus de la navigation et celui du chemin de fer.
Entre 1902 et 1920, le bateau à vapeur le Nord transporte marchandises
et passagers entre Roberval et Péribonka.
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La naissance de Laterrière |
À l’origine, Laterrière qui
tient son nom en l’honneur de Marc-Pascal de Sales de Laterrière
portait le nom de Grand-Brûlé. Avant la colonisation, Laterrière était
un lieu de passage sur la route des fourrures. Les Amérindiens
y arrêtaient lors de leur dernier portage sur la rivière
Chicoutimi (Portage-des-Roches). Les colons qui occupent les premières
terres agricoles sont Mars Simard et Sauveur Saint-Gelais. L’année
1846 voit l’arrivée du père Oblat Jean-Baptiste Honorat,
ce dernier est considéré comme le fondateur de Laterrière.
Dès son arrivée au Saguenay en 1844, le père Honorat
s’oppose au monopole des Price sur toute l’exploitation de
la région. En 1846, il va jeter les bases d’une colonie
libre qui consiste à créer à Laterrière une
véritable paroisse agricole où les habitants pourront prendre
charge de leur destinée. Ce projet qui accumule les dépenses
et un échec personnel pour le père Honorat. Ce dernier
quitte la région en août 1849 et les Oblats vont vendre
leurs propriétés à Jules Gauthier quatre ans plus
tard.
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Les mots d’origine montagnaise |
Les mots d’origine montagnaise sont nombreux
dans la région. La langue montagnaise étant riche, elle
permet de résumer en un seul mot les caractéristiques géographiques
d’un lieu. Voici la signification de quelques noms connus : Chicoutimi,
jusqu’où c’est profond. Kénogami, lac long,
Ashuapmushuan, là où on guette l’orignal, Métabetchouan,
là où la rivière se réunit, se recueille,
Mistassini, grosse roche, Péribonka, là où la rivière
est bordée de sable, Tadoussac, mamelles ou mamelons, Saguenay,
d’où l’eau sort, Piékouagami, lac plat.
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Noms de municipalités |
Plusieurs de nos municipalités régionales
font référence à des noms de personnages, de saints
ou de fondateurs. En voici quelques uns : le village de Falardeau porte
le nom du chevalier Antoine-Sébastien Falardeau, artiste peintre
canadien-français; la ville de Jonquière est nommée
en l’honneur du marquis de la Jonquière, gouverneur de la
Nouvelle-France (1749-1752); Laterrière pour sa part fait référence à Marc-Pascal
de Sales de Laterrière, représentant du Saguenay à l'assemblée
législative du Bas-Canada (1824-1832 et 1845-1854) et conseiller
législatif (1832-1841 et 1856 et 1864); le village d’Albanel
au Lac-Saint-Jean est nommé en l’honneur du père
Charles Albanel et enfin Bagotville qui tire son nom du comté de
Bagot rend hommage à Sir Charles Bagot, gouverneur du Canada lors
de l’arpentage de 1842-1843. Le nom de Saint-Gédéon,
est en l’honneur de Gédéon Ouimet, procureur général
du Québec. Le village de Saint-Henri-de-Taillon porte le nom de
l’honorable Olivier Taillon, premier ministre de la province de
Québec de 1887-1896 et le patronage de Saint-Henri a été choisi
en hommage à l’abbé Henri Cimon curé d’Alma
; le village de Saint-Honoré a été nommé en
l’honneur d’Honoré Petit, député de
Chicoutimi de 1892 à 1919; Girardville rend hommage au député du
Lac-Saint-Jean, Joseph Girard et enfin Normandin doit son nom à l’arpenteur
Joseph-Laurent Normandin qui est venu fixer les limites du Domaine du
roi en 1732.
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Sainte-Hedwidge |
Située au pied des pentes qui entourent le
Lac-Saint-Jean et près de la rivière Ouiatchouamiche, la
petite municipalité de Sainte-Hedwidge voit arriver son premier
défricheur, J.-E Guertin, en 1887. Cependant le premier à s’y
installer officiellement est Jean-Baptiste Saint-Pierre en 1892. Sept
ans plus tard, le curé Lizotte de Roberval obtient de l’Évêché de
Chicoutimi, l’octroi pour la mission de Sainte-Hedwidge. C’est
le 23 décembre 1906 que la paroisse est officiellement érigée
par Mgr Labrecque et l’érection civile a lieu 4 ans plus
tard, soit le 1er janvier 1910. Le nom de Sainte-Hedwidge a été suggéré pour
la fête de la Sainte que l’on célébrait le
jour où le délégué de l’évêque
marquait le site de la future église.
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Le village de Val-Jalbert |
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Dans ce village industriel, presque tout l’argent
qui y circule provient de la compagnie. Elle possède la quasi-totalité des
maisons, des bâtiments, des installations et du territoire. On
compte en 1920, environ 895 habitants qui logent dans 80 maisons équipées
de toutes les commodités : égout, aqueduc, téléphone, électricité,
etc. Il en coûtait entre 4.18 $ et 19 $ mensuellement pour louer
une habitation. Village moderne, Val-Jalbert possède sa propre
gare de chemin de fer, son |
![]() Collection SHS, # 118 |
| service de police, une caisse populaire, un hôtel, un magasin général, une boucherie, une magnifique église. Bref, le petit village de Val-Jalbert fait rêver bien du monde. | |
Accident du Curtiss HS-2L |
Dès 1922, on retrouve des hydravions HS-2L à la
base de Roberval pour la surveillance des forêts. Nous retrouvons
dans les archives deux accidents concernant ce type d’avion qui
se sont produits dans la région dans les années 1920. Le
premier est survenu le 10 août 1922. L’hydravion a dû se
poser d’urgence sur un petit lac à 30 milles de Chiboubiche.
Le lac étant trop petit pour que l’avion puisse reprendre son envol,
il fut abandonné. Au cours de l’hiver,
le moteur fut récupéré et des « sauvages » auraient
utilisé les ailes pour se faire une cabane. La seconde mésaventure
s’est produite à Roberval le 26 septembre 1923. L’hydravion
qui se préparait à atterrir a piqué du nez et s’est écrasé au
sol, tuant les trois passagers à son bord. Le journal Le Colon
du 27 septembre 1923 décrit l’accident comme suit : La
machine était toute brisée et était sens dessus
dessous, on ne put donc trouver les passagers immédiatement, il
y avait environ 18 pieds d’eau à cet endroit. Parmi
les victimes, le pilote et l’ingénieur forestier.
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Un banquet chez les Dubuc |
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En 1908, lors d’un voyage en Europe, monsieur
et madame J.-E.-A, Dubuc ont l’insigne honneur d’être
admis auprès du pape Pie X. Lors de cette rencontre, le pape leur
remet des bénédictions pour les contremaîtres de
la Compagnie de pulpe. En revenant au Canada, madame Dubuc propose à son
mari d’organiser un banquet pour remettre ce précieux souvenir.
Une invitation est alors envoyée aux contremaîtres et une
circulaire aux ouvriers. Ces derniers sont invités à prendre
part à un concours où leur intelligence et leur débrouillardise
seront mis à profit au service de la CPC. Les quatre prix de 25
$ en or seront remis lors de ce banquet. C’est ainsi que de 1908 à 1912,
les contremaîtres et quelques
|
![]() ANQ, fond Dubuc |
| ouvriers sont
conviés à un banquet chez le
grand patron. L’ambiance était joyeuse et la
camaraderie y régnait. Les repas étaient copieux et on
ne manquait pas de porter des santés au Pape, au roi, au clergé et à la
paroisse Sacré-Coeur, à la presse et aux dames. Victimes
de leur succès,
les Dubuc ont mis fin à ces banquets, leur résidence ne
pouvant plus contenir le nombre élevé d’invités
qui devait y être convié |
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Un grand cirque dans la région |
Au mois d’août 1897, on peut voir dans
le journal Le Progrès du Saguenay une publicité qui
annonce le venue d’un cirque dans la région. Le Grand Cirque
de Léon W. Washburn présente des spectacles à Chicoutimi
le 8 août et à Roberval le 10 août. À leur
arrivée à Chicoutimi, la troupe qui est accueillis par
la foule de 1000 personnes déambule dans les rues de Chicoutimi
offrant un véritable spectacle à la population. Lors des
deux représentations, le Cirque attire de 3000 à 4000 personnes
en après-midi et plus de 1500 en soirée. En plus des manèges équestres,
des acrobates, des champions athlétiques, les acteurs, les chanteurs,
les bouffons, et une foule d’animaux sauvages exotiques, le Cirque
amène une grande vedette un hippopotame de 6000 livres : Behemoth.
Le 10 août, toute la troupe quitte Chicoutimi en direction de Roberval.
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Les fêtes du centenaire en 1938 |
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![]() Collection SHS, P2-7-06-1-p43 |
En 1938, les fêtes se déroulent de
juin à septembre, elles débutent avec la fête du
11 juin qui commémore l’arrivée des pionniers du
Saguenay. Le grand événement de ces fêtes est le
pageant, véritable fresque historique en plein air, écrite
par le dramaturge, le père Laurent Tremblay. Parallèlement
aux festivités organisées à Grande-Baie, chacune
des paroisses de la région souligne à sa façon,
chacune d’elle aura son costume spécifique aux couleurs
du Saguenay, les hauts faits historiques de ses fondateurs. Que reste-t-il
du centenaire? Un drapeau, un volume historique du Saguenay, des origines à 1870,
et la fierté d’appartenir à notre région.
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La commémoration des anniversaires et des faits de
notre histoire fait partie du rappel de notre mémoire. La première
grande célébration histo- rique de la région est le
centenaire du Saguenay 1938. Pour cette occasion, un comité est
formé dès 1937 sous la présidence conjointe de l’abbé Victor
Tremblay et du pharmacien de Bagotville, Antoine Desgagné. Avec
la collaboration des 78 paroisses de la région, le comité du
centenaire veut montrer à tous notre riche histoire. |
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Incendie chez les Ursulines |
L’incendie qui s’est déclaré chez
les Ursulines de Roberval, le 6 janvier 1897, fut une véritable
catastrophe pour cette congrégation. À 5h15 du matin, tout
juste après les premières Heures de l’Office de l’Épiphanie,
la sacristie s’aperçoit que le feu est pris dans la crèche
de l’Enfant-Jésus. Rapidement, les flammes se propagent.
Sous l’effet de la chaleur, les vitres de la chapelle éclatent
et le vent qui entre répand le brasier au reste de la maison.
Dans ce terrible incendie, 7 religieuses ont été victimes
de leur dévouement : Mère Saint-François-de-Paule
qui a tenté de sauver des pensionnaires demeurées au couvent
pour la période des Fêtes; les soeurs Saint-Louis et Saint-Antoine
de Padoue qui partirent à la recherche de Mère Saint-François-de-Paule;
Mère Marie-de-la Providence qui avaient fait descendre les enfants
du dortoir; Mère Sainte-Anne qui tenta de sauvé les archives
dont elle était responsable; Soeur Saint-Dominique, malade ce
matin-là, elle était restée dans sa chambre et enfin
Mère Sainte-Ursule qu’on vit au début de l’incendie
allumer une lampe.
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The National Geographic magazine au Saguenay |
À l’occasion des fêtes du centenaire
du Saguenay en 1938, le célèbre magasine The national
geographic envoie un reporter dans la région. Ce dernier
du nom de Harrison Howell Walker avait pour mandat la rédaction
d’un article décrivant les festivités du centenaire,
ainsi que le mode de vie des Saguenéens. Ce journaliste a parcouru
la région au cours de l’été 1938, photographiant
et interrogeant la population. C’est en mai 1939 que le reportage
paraît dans le magazine, faisant découvrir au monde entier
le Royaume du Saguenay. Parmi les photographies dans ce reportage de
37 pages intitulé Gentle folf settle stern Saguenay.
On French Canada’s frontier colonists keep the custums
of old Norman settlers, on retrouve plusieurs scènes de la vie
quotidienne et divers points d’intérêt de la région,
par exemple la rivière Ashuapmushuan à Saint-Félicien,
devenu célèbre grâce à ce reportage.
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L’Écorceur de la Battle Island |
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Le XXe siècle marque l’essor de l’industrie
papetière au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Nos richesses forestières
et nos rivières sont des ressources de premières mains
pour les compagnies. En 1900 la loi canadienne qui oblige une tarification
plus élevée pour le bois exporter à l’extérieur
du pays amène les compagnies à venir s’installer
au Canada. C’est dans ce contexte que naît la Battle
Island à l’Anse-à-Benjamin à Grande-Baie.
Cette usine d’écorçage de bois qui est la propriété de
New-Yorkais, bénéficie de plusieurs milles carrés
de concessions forestières et procure du travail à près
de 300 personnes.
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![]() Collection SHS, carton # 1764 |
| Le bois écorcé est expédié par
bateau aux papetières ontarienne et américaine. L’avantage
de s’installer ici est simple, les billes de bois écorcées
perdre une bonne partie de leur poids ce qui leur permet d’épargner
sur les coûts de transports élevés. Cependant la
nouvelle loi qui entre en vigueur en 1910 interdisant l’exportation du bois à pâte,
varalentir considérablement les activités de la Battle Island.
En 1915, l’usine est complètement abandonnée et plusieurs
chef de famille se retrouve sans emploi. |
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La Eastern Minning Smelting |
En avril 1954, le gouvernement vend les terrains
de la défunte pulperie de Chicoutimi pour la somme de 240 000
$ à la compagnie torontoise Eastern Minning and Smelting Co qui
se spécialise dans l’affinement de métaux. Échelonnés
de 1954 à 1959, les travaux d’aménagement dont le
harnachement de la rivière Chicoutimi, la construction d’une
centrale hydroélectrique et de l’usine ainsi que l’aménagement
d’infrastructures pour le fonctionnement de l’usine. Les
travaux qui sont entrepris dès l’automne 1955 procurent
du travail à plus de 200 hommes.
Le 4 mars 1958, à la suite des changements économiques importants, et malgré les 12 millions $ investis sur le site, tous les travaux sont abandonnés. Aujourd’hui, il nous reste comme vestige de cette époque un viaduc inachevé, et une centrale hydroélectrique toujours en fonction, opérée par Elkem Metal. |
La Compagnie de pulpe de Chicoutimi |
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![]() Collection SHS, carton # 6026 |
adjacent au premier. L’année 1919 marque
le début
des travaux de l’atelier de réparation mécanique
et d’une quatrième usine située dans la partie avant
du deuxième moulin. Tous ces projets d’agrandissement et
de rénovation ont des répercussions sur la compagnie. Sa
production annuelle passe graduellement de 11000 tonnes à près
de 100 000 tonnes. Au cours des années, son capital action grimpe à 30
millions de dollars et ses profits passent de 20 000 $ à deux
millions de dollars.
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Fondée le 24 novembre 1896, avec
un capital de 50,000 $, la Compagnie de pulpe de Chicoutimi fait construire
ses moulins un à un,
en fonction des contrats qu’elle obtient.
C’est en janvier 1898 que le premier moulin débute
sa production.Cinq ans plus tard, le deuxième moulin, considéré comme
l’un des plus grands au monde, est mis en opération. En
1912, on entreprend la construction d’un troisième moulin
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L’industrie du fromage |
Le train qui arrive depuis 1888 à Roberval
et 1893 à Chicoutimi amène un développement important
pour la région. Plusieurs secteurs vont bénéficier
de cette progression technologique. Un des secteurs est celui de l’industrie
fromagère. On compte dans la région, en 1891, 27 fromageries,
quatre ans plus tard 55 et en 1901 plus de 81 fromageries. À cette époque,
la région produit 3,6 % du fromage québécois et
son principal acheteur est la Grande-Bretagne. En 1895, le grand nombre
de fromageries et de beurreries qui existent oblige la mise en place
d’une bourse pour la vente du fromage à Chicoutimi. Cette
création entraîne un an plus tard la construction d’un
entrepôt frigorifique près des quais de Chicoutimi afin
d’entreposer le beurre et le fromage destinés à l’exportation
en Grande-Bretagne. Il est intéressant de constater que ce réseau
d’exportation du fromage sera à l’origine de celui
de la pulpe au début du XX° siècle.
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L’industrie touristique au XIX° siècle |
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L’essor des croisières sur le fleuve
Saint-Laurent et le Saguenay après 1860 va entraîner la
construction des hôtels de luxe dans la région. Les hôtels
situés aux principaux points d’escales des bateaux vont
devenir des stations de villégiatures estivales fort courues par
une clientèle assez à l’aise financièrement.
C’est dans cette vague que les hôtels suivants ont été construits
ou rénovés : l’Hôtel Tadoussac, dans la baie
de Tadoussac en 1865, L’Hôtel McLean, à La Baie en
1882, L’Hôtel Roberval, À Roberval en 1888,
|
![]() Collection SHS, carton # 1661 |
l’Island House située à l’entrée
de la Grande Décharge en 1890 et finalement le Château
Saguenay, à Chicoutimi en 1898. Avec le développement
de ces hôtels, un important réseau d’infrastructures
va se développer
afin decom- pléter les attentes des visiteurs. Cette activité touristique
jouera une part importante dans l’économie de la région
dans les premières décennies du 20e siècle. |
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La pulpe mécanique et la pulpe chimique |
Notre région est reconnue pour ses richesses
forestières. Plusieurs compagnies sont venues installer leurs
usines au début du siècle pour produire soit de la pulpe
mécanique ou de la pulpe chimique. À Chicoutimi, à Val-Jalbert
et Péribonka, les usines produisaient de la pâte mécanique.
Ce procédé qui date des années 1840 est basé sur
un moyen mécanique. La bille de sapin ou d’épinette
qui a d’abord été écorcée est littéralement
broyée sur une meule. Puis, on mélange les fibres avec
de l’eau. Les usines de Kénogami, de Port-Alfred, de Dolbeau
et de Riverbend produisent pour leur part de la pâte chimique.
Ce procédé est obtenu en réduisant les billes de
bois en copeaux puis en faisant tremper ces derniers dans un bain de
produits chimiques. À l’époque, les papetières
achetaient les deux types de pâtes et en mélangeant 80 %
et pâte mécanique avec 20 % de pâte chimique, ils
produisaient leur papier journal. Encore aujourd’hui, on utilise
ces deux procédés. Les différents pourcentages utilisés
dans le mélange des deux types de pâtes produisent différentes
sortes de papier.
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La centrale de Shipshaw |
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La construction
de la centrale hydroélectrique
de Shipshaw entre 1941 et 1943 est considérée comme un
record en ce qui concerne la rapidité de construction. Construite
lors de la Deuxième Guerre mondiale, elle permet l’augmentation
de la production en électricité pour Alcan, permettant à cette
dernière de répondre à la demande croissante de
l’aluminium pour la construction des avions militaires. Ce projet
considéré comme gigantesque à l’époque
a donné de l’emploi à plus de 10 000 ouvriers qui
travaillaient sur des quarts de travail de jour et de nuit. Sa construction,
prévue au départ
|
![]() Collection SHS, P2-01004 |
sur un échéancier de cinq ans, a été terminée
en seulement 28 mois. Ses 12 turbines qui vont produire près d’un
million de chevaux-vapeur en faisait une des centrales les plus puissantes
au Canada. |
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Cimetière protestant de Kénogami |
Au début du XXe siècle, l’église
protestante de Kénogami acquiert un terrain (longeant la rue Monfort à la
hauteur de la rue Saint-Louis) afin d’inhumer leurs morts. Ce terrain
qui appartient à la compagnie Price jusqu’en 1927, est cédé à la
Kénogami Protestant Cemetery Association . À cette époque,
l’association qui est tout nouvellement constituée et dirigée
par deux pasteurs vend les emplacements (5 pieds x 6 pieds) au coût
de 25 $ à tous les non-catholiques comme l’un de leurs règlements
le stipule. Au début des années 1940, l’association
manque de terrain et se voit dans l’obligation d’agrandir.
La Compagnie Price leur cède encore une fois, un terrain adjacent
au cimetière déjà existant. Puisque de nombreux émigrants
vivent et travaillent à Kénogami, il n’est pas rare
de retrouver des monuments funéraires portant des noms tels que
Nikkamen, Heinsken, etc.
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Le Château Saguenay |
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![]() Collection SHS, carton # 4542 |
Il y entreprend la reconstruction de l’hôtel
qui portera le nom de Château Saguenay. Véritable hôtel
de luxe, le Château Saguenay va devenir l’orgueil de Chicoutimi.
La proximité de la gare ferroviaire et de la rivière Saguenay
vont grandement favoriser l’accès au Château. Dès sa première année, on y
accueille de nombreux visiteurs du Québec, des États-Unis
et de l’Europe. Les années
fastes se terminent plus tragiquement. Le 24 juin 1912, le feu prend
naissance dans les cuisines de l’Hôtel. Le Château
Saguenay, la cathédrale, le Séminaire et tout le haut de
la rue Racine sont dévastés par le feu.
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En 1894, J.-D. Guay fait une demande au Conseil
municipal de Chicoutimi afin d’obtenir un permis d’alcool pour la construction d’un
hôtel, mais le conseil refuse. Trois ans plus tard, Guay achète
l’Hôtel Martin, situé au coin des rues Racine et Salaberry.
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La croix de Sainte-Anne |
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![]() Collection SHS, carton # 444 |
Le 20 juillet 1863, lors de sa visite sur la rive
du Saguenay, Mgr Charles-François Baillargeon, archevêque
de Québec, invite les gens à dresser une croix afin d’avoir
un lieu qui permettrait à la population de prier pour la protection
des gens qui traversent le Saguenay en bateau. La croix dressée
sur le plus haut sommet des deux rives, au cap Saint-Joseph, est visible
des résidants de Sainte-Anne et de Chicoutimi. Lors du feu de
1870, la Divine providence agit. Le feu s’arrête et change
de direction devant l’emplacement de la petite croix épargnant
ainsi tout le village de Sainte-Anne. La croix actuelle, toujours placée
sur le même bout de terrain, fut bénite le 30 juillet 1922
par Mgr Labrecque et l’abbé Alexandre Maltais. Cette croix
de fer mesure 60 pieds de hauteur.
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L’aventure du Foyer coopératif |
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Le 2 mai 1944, à la salle des Syndicats sur
la rue Morin, 14 citoyens de Chicoutimi signent une déclarations
suivant la Loi des syndicats coopératifs et créent le Foyer
coopératif. Le but est de faire une cité-jardin où il
fera bon vivre avec sa famille. En 18 mois, ils seront plus de 60 membres
issus de la classe moyenne. Ils prendront un an et demi pour choisir
et acheter leurs terrains. Il faudra deux autres années pour faire
changer les limites municipales et organiser la construction d’un
réseau d’aqueduc et d’égout puis de voir enfin
bâtir les trois premières maisons. En 1948, 12 maisons s’y
ajouterons et 19 autres en 1949. Les 34 maisons logent 160 personnes,
dont la moitié sont des enfants.
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![]() Collection SHS, carton # 1097 |
La cité-jardin à laquelle on rêvait
en 1944 constitue aujourd’hui sous le nom de quartier Notre-Dame-du-Saguenay, à Chicoutimi.
Le Foyer coopératif est le premier et l’une des plus importantes
coopératives d’habitation dans la région et l’une
des premières réussites du genre au pays. |
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Le pont d’aluminium |
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![]() Collection SHS, carton # 910B |
prépare les plans préliminaires, choisit
l'enplace,
détermine le tracé et fournit le matériel. La Dominion
Bridges fait le dessin final, fabrique la structure et l’érige. À la
fin d’août
1947, les ingénieurs du monde entier vont surveiller le début
des travaux de ce premier pont en aluminium. Le 16 juillet 1950, le pont
d’une longueur de 154 mètres et ne pesant que 163 tonnes
est officiellement ouvert à la circulation. Ce pont est reconnu
comme était l’un des ouvrages d’art des plus remarquables
du génie civil canadien.
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Le conseil municipal d’Arvida,
en 1943, songe à établir
un deuxième pont entre Arvida et Ville-Racine. On demande alors
aux ingénieurs d’Alcan de faire des études sur ce
projet. Cette dernière |
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Le pont de Sainte-Anne |
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![]() Collection SHS, carton # 1952 |
c’est celui de la rue Sainte-Anne qui sera retenu et mis en branle.
En août 1931, on débute les approches, en novembre, c’est
la firme A. Janin & Cie qui commence les travaux de construction
des piliers, des planchers et des trottoirs. La Dominion Bridge aura
le contrat de la structure métallique. Le premier décembre
1933, les travaux sont complètement terminés et trois jours
plus tard, la première voiture traverse. Considéré comme
l’un des plus modernes en 1933 avec sa travée tournante,
la plus longue en Amérique du nord, le pont de Sainte-Anne aura
coûté 1,2 millions de dollars et ne sera jamais inauguré officiellement.
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Dès 1896, le député Honoré Petit
est chargé par ses concitoyens de faire une demande auprès
de son gouvernement pour la construction d’un pont entre Chicoutimi et Sainte-Anne. À partir de
cette date, le pont est un sujet de discussion régulier dans le
journal le Progrès du Saguenay. C’est seulement en 1926
que des études techniques vont être faites pour la construction
d’un pont. Sur les quatre projets de sites émis, |
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Le pont de glace |
Jusqu’à la construction du pont de
Sainte-Anne, le seul moyen de traverser la rivière Saguenay en
hiver était par le pont de glace. Des trois ponts qui étaient
situés à la hauteur de Saint-Fulgence, des Terres-Rompues
et de Sainte-Anne, c’est ce dernier qui était le plus utilisé en
raison de la forte concentration de population au village de Sainte-Anne.
De l’arrêt de la traverse à la formation du pont de
glace qui ouvrait généralement quelques jours avant Noël,
le village de Sainte-Anne se trouvait complètement isolé.
Alors qu’au printemps, l’attende entre les deux modes de
transport ne prenait que sept à huit jours, au début du
20e siècle, la construction de barrages va modifier considérablement
le courant de la rivière Saguenay et entraîne des prises
de glaces beaucoup plus tardives et moins solides. La construction du
pont de Sainte-Anne en 1933 viendra mettre fin à bien des tracas.
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Le poste de traite de Chicoutimi en 1676 |
Charles Bazire, marchand de Québec qui avait
le bail de la traite à Tadoussac, s’aperçut que pour
réussir, il fallait qu’il abandonne Tadoussac pour s’établir
le plus loin possible dans les terres. C’est de cette façon
qu’on vient à créer, les postes de Chicoutimi et
Métabetchouan. Le 24 juin 1676, on détermine le site pour
le poste de Chicoutimi. Le lieu choisi est celui-là même
où les indiens faisaient haltes à la fin des portages,
celui à l’embouchure de la rivière Chicoutimi. On
construit d’abord une chapelle puis deux maisons; l’une servira
de magasin et l’autre servira d’habitation aux commis du
poste et aux missionnaires. Tous les travaux du poste sont terminés
le 27 septembre 1677. Le poste de Chicoutimi deviendra l’un des
postes pivots de la traite des fourrures, étant situé à la
tête de la navigation.
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La route entre Québec et Chicoutimi |
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Dès
1863, le gouvernement nomme une équipe
d’arpenteurs afin de trouver une route entre Chicoutimi et Québec.
L’expédition qui dure un mois, fait peu de bruit. Cinq ans
plus tard, c’est le curé de Beauport qui propose une route
entre Québec et Chicoutimi. Le gouvernement donne une subvention
de 5000 $ et quelques années plus tard, un chemin de terre, long
de 227 kilomètres, relie Québec à Saint-Jérôme,
au Lac-Saint-Jean. En 1873, suite à une demande du curé Racine,
la route se rend jusqu’à Chicoutimi. Terminée en
1882, c’est ce tracé qui servira à la future route
54. Le projet de la route 54 naît dans les années 1930.
Il faut cependant attendre la décennie suivante pour voir les
premiers travaux se réaliser.
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Collection SHS, P2-09424 |
Le chanter
qui est laborieux demande beaucoup de machinerie, beaucoup d’hommes
et une quantité énorme de matériaux. La route est
finalement terminée le 22 juillet 1948 et le premier ministre
Duplessis procède à l’inauguration officielle le
4 octobre 1951. Terminée
en 1882, suite à une demande du curé Racine, la route se rendre
jusqu’à Chicoutimi. |
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La résidence des évêques |
Le manque de ressources monétaire oblige
Mgr Dominique Racine, devenu évêque de Chicoutimi en 1878, à demeurer
au Séminaire. Suite à un appel qu’il fait auprès
des citoyens du diocèse, il achète la maison du fromager
Siméon Fortin et s’y installe le 4 octobre 1887 en attendant
la construction de la nouvelle résidence épiscopale. La
seconde résidence de l’évêque fut l’ancienne
maison de l’arpenteur Georges Duberger, Mgr Bégin (2e évêque)
l’habite de 1888 à 1890. la troisième résidence,
cette fois-ci, un véritable évêché, est construit
entre 1888 et 1890, selon les plans de l’architecte J.- P. Ouellet
de Québec. Situées sur les terrains de l’actuel évêché,
cette résidence fut habitée par les évêques
de 1890 à 1956. À l’automne 1956, on débute
les travaux de construction de l’évêché actuel.
L’édifice construit en deux parties est la réalisation
de l’architecte Sylvio Brassard.
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Le Séminaire de Chicoutimi |
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La ville n’avait que
31 ans d’existence
lorsque Mgr Dominique Racine fonde le Séminaire de Chicoutimi.
Le 15 septembre 1893, 21 élèves se présentent à la
première entrée du Séminaire, situé à l’angle
des rues Jacques-Cartier et Morin. Trois prêtres s’y trouvent
pour accueillir les élèves. Deux ans plus tard, en 1875,
on aménage dans les nouveaux locaux situés tout près
de la cathédrale. Malheureusement, le feu de 1912 oblige les étudiants à déménager
encore une fois.
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Collection SHS, P2-00126 |
Pendant la construction du deuxième séminaire,
la Commission scolaire de Chicoutimi met à la disposition des étudiants
son Académie commerciale. En septembre 1914, on inaugure le nouveau
séminaire, sur la rue Jacques-Cartier, aujourd’hui le Cégep
de Chicoutimi. |
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Le théâtre Capitol de Chicoutimi |
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![]() Collection SHS, carton # 197 |
Le théâtre Capitol constitue à l’époque
un vaste complexe culturel qui, en plus de présenter des concerts,
du théâtre et du cinéma, loge dans des salles attenantes
une salle de billards, une salle de quilles et un aréna. Richement
décoré, ce théâtre fait la gloire de Chicoutimi
avec des invités de marque tels que Fernandel, Tino Rossi et Charles
Trenet. Ce dernier dira même en entrevue à Montréal « à Chicoutimi,
j’ai trouvé bien mieux qu’ici. Vous auriez tout intérêt à voir
ce théâtre ». malreusement, le Capitol sera démoli
au début des années 1990.
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À partir de 1913, Chicoutimi possède son théâtre
connu sous l’appellation de théâtre Populaire. Construit
sur la rue Racine, il abrite un cinéma et une salle de théâtre
qui peut accueillir jusqu’à 400 spectateurs. En janvier 1926,
on le remplace par un nouveau théâtre beaucoup plus spacieux
et luxueux.Érigé au coût de 85 000 $ par l’entrepreneur
Robin de Chicoutimi, le nouveau théâtre de Chicoutimi logera
jusqu’à 630 personnes. |
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L’affaire « La Gallop » |
Lors de la construction de la centrale hydroélectrique
d’Îsle Maligne le nom de Gallop sera sur toutes les lèvres.
Voici pourquoi. En août 1925, la police doit mener une enquête
sur la mort suspecte de Abraham Gallop survenue le matin du 6 août
1925. Les rumeurs parlent d’un meurtre, sa femme Amy Sprague est
pointée du doigt. Plusieurs faits semble la rendre suspecte. D’abord,
l’incitation au près de son mari pour que ce dernier prenne
une police d’assurance en juillet 1925 ; l’achat d’une
robe noire deux semaine avant la mort de Gallop ; l’achat de strychnine
et enfin on l’entend dire que son mari est mort paisiblement dans
son sommeil alors que les voisins l’on entend hurler et se plaindre.
L'enquête est ouverte et on demande l’exhumation du corps,
on découvre la présence de strychnine en quantité suffisante
pour tuer un homme. Le 9 octobre 1925, Mme Gallop est arrêtée
et le procès est fixé au 10 juin 1926. Tout au long du
procès on parle de poison, de tissu noir, d’amour, de chasse
et de pêche, d’alcool frelaté et on épluche
la vie intime de la Gallop. Après 2 ans et 2 mois de détention
et 4 procès, Amy Sprague est acquittée le 24 décembre
1927.
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L’affaire Mathieu |
En 1849, Louis Mathieu de Saint-Alexis de Grande-Baie,
considéré comme une « tête de mule » -
par ce que l’on peut voir dans tous les registres où ses
plaintes sont assez souvent rejetées – eut la drôle
d’idée de vouloir se construire une maison sur le terrain
de l’église. À mesure que les travaux avancent, les
paroissiens s’insultent et lui réclament d’arrêter
les travaux, Mathieu refuse. Devant ce refus, les paroissiens viennent
tout simplement démolir la maison. Mathieu recommence les travaux.
Les citoyens reviennent à la charge; démolissent la maison
et jettent les matériaux à la mer! Aussitôt, ‘Mathieu
s’embarque pour Québec, fait un rapport au gouvernement
et revient avec une vingtaine de policiers. Les citoyens sont faits prisonniers
par les policiers. C’est la père Honorat qui plaidera en
faveur des citoyens et après une nuit de prison ces derniers seront
libérés. Mathieu construira sa maison près de la
chapelle.
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L’avènement de l’automobile |
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C’est en 1906 à Roberval et en 1910 à Chicoutimi
qu’arrivent les premières automobiles dans la région.
Il faut cependant attendre 1914 pour voir circuler régulièrement
des automobiles dans nos rues. Leur nombre augmentera rapidement puisque
dès 1915, le magasin en gros Côté Boivin et cie se
met à vendre des voitures. La même année, un club
automobile voit le jour à Chicoutimi. Le conseil municipal de
Chicoutimi se voit dans l’obligation de limiter la vitesse pour
la sécurité des piétons et des voitures à cheval.
Les limites seront fixées en 1913 à six milles à l’heure
et augmenter, cinq ans plus tard, à 15 milles à l’heure.
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Collection SHS, P2-00383 |
La première traversée en voiture vers Québec, via
Saint-Siméon, est faite en octobre 1924 par neuf personnes à bord
de deux voitures. Ces aventuriers parcourent 191 milles en cinq jours.
Le but de leur voyage est de revendiquer une route carrossable en automobile
entre Chicoutimi et Québec. Il faudra attendre un peu plus d’un
quart de siècle pour l’obtenir. |
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Une invasion de chenilles au Saguenay |
Le journal le Progrès du Saguenay annonce
dans sa parution du 15 juillet 1897 qu’un fléau de chenilles
dévaste les forêts de la région. En plus de s’attaquer
aux arbres, aux arbustes et à toutes les plantes, les chenilles
nuisent au transport ferroviaire. Les insectes qui sont écrasés
sous les roues des trains forment des masses gluantes et rend le système
de freins inopérants. Quelques semaines plus tard, le journal
le Progrès du Saguenay, dans son édition du 5 août
1897, publie un extrait d’un article du Naturaliste canadien, qui
décrit la chenille en détail et présente des dessins
de ces dernières. Le journal devient assez alarmiste et conclut
sur ce phénomène que si chaque chenille pont 250 oeufs,
la population du Saguenay devra fuir vers les États-Unis.
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La grippe espagnole |
Dès l’automne 1918, l’épidémie
de grippe espagnole qui touche l’Europe frappe la région.
Les ravages de cette grippe sont alarmants. La moitié de la population
du globe en est atteinte et 3 % des cas sont mortels. Au Saguenay—Lac-Saint-Jean,
sur une population de 77 066 personnes, 37 % d’entre elles en est
frappée et l’on constate 620 décès. Les bureaux
d’hygiène de la région et de la province vont faire
des mises en garde et des recommandations à la population contre
cette épidémie. On les avertit que cette maladie est causée
par un microbe qui se rencontre surtout dans la salive, qu’elle
se manifeste par des maux de tête, des étourdissements,
une lassitude et une courbature généralisée et d’une
fièvre qui atteint rapidement 103 à 104 degrés Farenheit.
On demande aux enseignants de prendre les mesures nécessaires
afin d’éviter la contagion des enfants dans les classes.
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Une invention d’un Chicoutimien |
Les moyens techniques dans l’industrie du
bois ont connu une évolution importante au XIXe siècle.
Citons en exemple; l’invention du monte-billot, connu sous le nom
de « slascher ». Au début du siècle, le bois
qui arrive aux scieries doit être entré et scié à la
main. Pour effectuer ce travail, une vingtaine d'hommes était
requis. En 1908, M. Élie Perron, qui travaille à la scierie
de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi, invente un système de
scies rondes qui fonctionne par enchantement sous la direction d’un
seul homme. Avec ce système, les compagnies peuvent diminuer leur
coût de production puisque 400 billots de 12 pieds sont maintenant
coupés en l’espace d’une heure. M. Élie Perron
a fait breveter son invention qui sera vendu partout au Canada et aux États-Unis.
Encore aujourd’hui ce système est employé dans les
scieries.
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Les journaux au Lac-Saint-Jean |
Le premier essai pour un journal dans la région
a été tenté en 1879, il avait pour titre le Murmure
du Lac-Saint-Jean. Imprimé à Québec en provenant
de Pointe-Bleue, ce journal ne sera publié qu’une seule
fois. Tout à côté, à Roberval, le premier
journal imprimé est le Lac-Saint-Jean. Le 19 novembre 1897, l’abbé Lizotte
et le marchand L.- P. Bilodeau forment la Compagnie typographique de
Roberval, qui s’occupe de l’impression du journal. Publié sous
forme tabloïde de quatre pages, le journal paraît du 14 janvier
au 4 septembre 1898, publiant en tout que 25 numéros. C’est
le Rapatriement qui prend la relève pour une courte période,
soit du 25 mai au 23 décembre 1899. Ne pouvant plus se passer
de journal, on publie à partir du 15 mars 1900 le journal Le colon
du Lac-Saint-Jean. Ce dernier sera imprimé jusqu’à l’été 1902.
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La légende de l’Hôte mystérieux |
Cette légende se déroule à Rivière-du-Moulin
en 1880. À cette époque, le souvenir de Peter McLoed était
encore présent pour les gens. Tard dans la soirée, Mary
Truchon, alors âgée de 18 ans, repassait sa lingerie personnelle.
Elle avait pour seule compagnie, César; un gros chien reconnu
pour sa méchanceté. En s’attardant sur les plis de
sa robe, elle songeait aux racontars des vieux sur l’esprit de
Peter McLoed. À ce moment précis, il sembla à Mary
que quelque chose d’étrange l’enveloppait et la regardait.
Elle releva la tête. Un homme, très grand, avec un chapeau
haut-de-forme en soie et des yeux très noirs, était sur
le seuil de la porte. L’homme enjamba le chien qui ne dit mot.
Devant l’inaction du chien, Mary prit panique et monta à l’étage
afin d’avertir ses patrons. La Dame redescendit avec Mary. Elles
virent l’étrange visiteur, les 2 coudes appuyés,
regardant dans leur direction. Aussitôt, les femmes verrouillèrent
la porte, éteignirent les lumières. Le lendemain, le patron
examina soigneusement les lieux, et ne trouva pas la moindre trace d’un
homme. Tous en conclurent que c’était bien l’esprit
de McLoed qu’elles avaient vu.
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La mascarade de la mi-carême |
À la fin du XIXe siècle et au début
du XXe siècle, le Mardi Gras ou la Mi-Carême était
une fête des plus populaire. Cette fête qui avait lieu le
mardi précédent le mercredi des Cendres soulevait ? à Chicoutimi
comme ailleurs ? des protestations de la part du clergé. Mais
on fête quand même! Le journal Le Progrès du Saguenay,
dans son édition du 25 février 1897, annonçait que
le Mardi Gras serait fêté de façon exceptionnelle
en 1897. Pour l’occasion on organise une grande mascarade avec
la participation de la fanfare du Séminaire qui jouera des airs
populaires. De plus le Patinoire de Chicoutimi ? lieu où la fête
est organisée ? sera décoré pour l’occasion.
Pour permettre aux résidents du Lac-Saint-Jean de participer à cette
grande mascarade, la compagnie de chemin de fer modifie même ses
horaires. Plus de 1500 personnes assistera à cette fête
et plusieurs d’entre elles paradera leurs magnifiques costumes
sur la glace du Patinoire. Cette fête populaire sera organisée
pendant quelques années.
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Le naufrage du Carolina |
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![]() Collection SHS, carton # 642 |
Entre minuit et une heure, un choc épouvantable ébranle
les 300 passagers. À l’aube, on constate que le bateau est échoué sur
une pointe de roche à la Passe-Pierre, non loin de Tadoussac et
que la coque du navire est littéralement défoncée.
Après une nuit d’émotions, les passagers sont transportés
sains et saufs à Tadoussac par le remorqueur le Thor. Pour sa
part, le Carolina fut renfloué quelques jours plus tard.
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| Le matin du 19 août 1903, le bateau Carolina de la Canada Steamship Lines part du port de Québec en direction de Chicoutimi. Après une courte escale à Tadoussac, le navire reprend la route. | |
La picote à Chicoutimi |
En 1876, un règlement municipal du village
de Chicoutimi ordonnait aux citoyens d’afficher sur la façade
de leur maison la mention « la picote » lorsque cette maladie était
dans la famille. En plus de l’affiche, le règlement stipulait
la défense de laisser entrer toute personne non autorisée
et ordonnait de tuer les chiens et les chats de la maison aussitôt
que la maladie était déclarée. De plus, on devait
creuser une fosse, assez loin des cours d’eau, on devait enduire
le cercueil d’une forte couche de coltare en plus de sceller le
couvercle avec de la résine ou de la gomme fondue. Le mort devait être
enterré dans les 24 heures. Évidemment, la maison devait être
nettoyée de fond en comble.
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La prohibition en 1898 |
En 1898, le plébiscite sur la prohibition
de l’alcool retient l’attention partout au Canada. Depuis
plusieurs années, les mouvements anti-alcool faisaient des pressions
pour que les gouvernements consultent la population à ce sujet.
Chez nous, le journal le Progrès du Saguenay prend clairement
position au sujet de cette question. Il est en accord avec la tempérance,
la lutte à l’ivrognerie et avec une réglementation
plus sévère pour ceux qui troublent l’ordre public
sous l’effet d’alcool, mais pas au point d’interdire
complètement l’alcool. Il croit plutôt à un
contrôle sur la restriction de l’émission des permis
d’alcool. Le plébiscite national a lieu le 29 septembre
1898. Dans la région, le résultat est clair : 3142 sont
contre la prohibition et 132 sont pour. La population régionale
et le reste du Québec avaient bien l’intention de continuer
d’arroser le temps des fêtes.
La Prohibition En dépit des nombreuses campagnes de tempérances que mène continuellement le clergé et des lois de prohibition, le commerce de boissons alcooliques est toujours florissant au début du siècle. Lors des élections de 1920, le nouveau Premier ministre L-A. Tachereau, hérite du problème de la boisson. Il va résoudre ce dernier en créant une régie pour la vente d’alcool. Par une loi adoptée le 7 avril 1921, le gouvernement crée la Commission des liqueurs. Dorénavant, les magasins de la régie seront les seuls à pouvoir vendre des boissons alcooliques. Dans la région, il n’y aura qu’à Chicoutimi que l’on pourra se procurer de l’alcool. À Roberval, les hôteliers possédaient des permis d’alcool seulement pour l’été et réservés exclusivement aux touristes. Avec ce type de permis, les citoyens environnants Roberval (Chambord, Ste-Hedwidge, etc. ) pouvaient se faire servir un verre alors que ceux de Roberval devaient absolument commander un repas. On dit qu’il n’était pas rare de voir le même sandwich défraîchi, accompagné tout au long de la journée les verres de bière ou encore les bons vieux whiskys. |
Les procès de meurtre |
La Cour supérieure du district de Chicoutimi
est présidée pour la première fois le 13 février
1862 par le juge David Roy. On retrouve dans les archives judiciaires
plusieurs procès; vols, meurtres, vols, violence, prostitution,
etc. Parmi tous les procès, ceux de meurtre se soldaient souvent
par des acquittements de non-culpabilité. À titre d’exemple,
en 1873, un certain J. Tremblay accusé de meurtre sur la personne
de J.- F. Duchesne est déclaré non coupable. En 1904, une
cause des plus retentissantes, celle du procès d’un cultivateur
de Saint-Prime, accusé de meurtre, est soumise à la Cour.
Après seulement 45 minutes de délibération, on rend
un verdict de non-culpabilité. Il faut attendre les années
1920 pour obtenir un verdict de mise à mort. Il s’agit du
célèbre procès de Pepitone Gaetano accusé de
meurtre sur la personne de John McNally. Condamné à mort,
Gaetano fait appel, mais le verdict est maintenu et il doit monter sur
l’échafaud.
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Premier syndicat catholique |
Créée en 1907, la Fédération
Ouvrière de Chicoutimi (FOC) compte à la mi-décembre
50 membres dont la cotisation mensuelle est de 25 cents. Centrée
sur la mutualité et sur l’éducation, et non sur les
problèmes à caractère professionnel, la FOC ne recueille
pas toutes les faveurs escomptées par les organisateurs. L’abbé Lapointe
décide de modifier les structures de son syndicat. Élaborant
une nouvelle constitution en rayant les éléments qui font
ombrage à son œuvre,, il jette, en mars 1912, les bases de
la Fédération Ouvrière Mutuelle du Nord (FOMN).
De 411 membres en 1912, la FOMN passe à 1100 membres en 1914.
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La traverse Chicoutimi-Sainte-Anne au XIX° siècle |
Dans les premiers temps de Chicoutimi, le moyen
de communication entre les deux rives du Saguenay était assez
primitif. Les longs canots que l’on utilisait au début firent
place à des chaloupes et des chalands pour transporter animaux
et marchandises. Plusieurs habitants de Chicoutimi et de Sainte-Anne
s’improvisaient traversier afin d’accommoder les résidents
des deux rives. Chacun chargeant un tarif différent, des citoyens
vont porter plainte auprès des autorités municipales pour
veiller à la régularisation des prix et des heures de traverse.
Le 17 avril 1865, le conseil du Comté de Chicoutimi vote un règlement
qui fixe les points de départ et d’arrivée de la
traverse, les prix des passagers et l’obtention d’une licence
pour tous ceux qui voudront agir comme traversier. Cette licence au coût
d’une piastre est délivrée au mois d’avril
et le détenteur doit tenir sa ligne de la débâcle
aux premières glaces. De plus, ils doivent effectuer cinq traverses
par jour de la semaine et trois le dimanche. Ce moyen de transport par
chaloupe persistera jusqu’à l’automne 1874. Par la
suite, le bateau à vapeur prendra la relève jusqu’à la
construction du pont de Sainte-Anne en 1933.
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Les Bouchard et les Gagnon |
Parmi les origines des Bouchard et des Gagnon, nous
retrouvons Claude Bouchard et les frères Gagnon. Claude Bouchard
dit « petit Claude », tailleur d’habits, fils de Jacques
et de Noëlle Touschard, originaire de Saint-Come-de-Vair au perche
(France). Claude se marie à Sainte-Anne-de-Beaupré, le
25 mai 1654, à Louise Gagné, alors âgée de
12 ans. Son surnom de « petit Claude » lui sert à le
différencier de son homonyme, le chirurgien Claude Bouchard dit
Dorval, qui habite l’île d’Orléans. Du côté des
Gagnon, nous retrouvons trois frères parmi les souches de la famille
en Nouvelle-France. Il s’agit de Pierre (1612-1699), de Jean (1610-1670)
et Mathurin (1606-1690), qui arrive au pays en 1640. Ils sont les fils
de Pierre Gagnon et de Renée Roger de Tourouvre, au Perche. Jean
se marie à Québec en 1640 avec Marguerite Cauchon, de leur
union vont naître huit enfants. Pierre se marie également à Québec,
en 1642, avec Vincente Desvarieux, ils seront les parents de 10 enfants.
Mathurin épouse à Québec en 1647 Françoise
Boudeau, de leur mariage naîtront 14 enfants.
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L’origine des Tremblay |
Un des noms de famille courants au Saguenay-Lac-Saint-Jean
est bien celui de Tremblay! Qui est donc cet ancêtre de tous les
Tremblay? Pierre Tremblay est originaire de la région du Perche
en France (région près de la Normandie). Orphelin de père à l’âge
de 14 ans, il décide en 1647 de s’embarquer pour la Nouvelle-France.
Il était alors âgé de 21 ans. Dix ans plus tard,
le 10 octobre 1657, il épouse Ozanne Achon et s’établit
sur une terre dans la paroisse de Château-Richer. De leur mariage
naîtront six filles et quatre garçons, Pierre, Michel, Louis
et Jacques. À leur tour, les fils Tremblay auront une descendance
nombreuse. Pierre sera le père de 14 enfants dont sept garçons;
Michel aura 14 enfants dont neuf garçons; Louis sera le père
de 14 enfants, dont six garçons et jacques assure sa descendance
avec six enfants, dont cinq garçons. Pierre Tremblay, âgé d’un
peu plus de 60 ans à sa mort, et ses fils auront assuré solidement
leur descendance…
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De Saint-Alexis à la Rivière-du-Moulin en 1844 |
En ce temps de colonisation, il s’avérait
très difficile, souvent impossible, d’emprunter une voie
terrestre pour se voyager. Depuis des temps immémoriaux, la rivière
Saguenay servait de moyen de transport naturel autant pour les Amérindiens
que pour les colons. Seul un petit chemin, presque impraticable, existait
entre Saint-Alexis et la Rivière-du-Moulin. Ce chemin que l’on
nommait populairement la Grande ligne provenait du tracé de l’arpenteur
Duberger, entre le canton Chicoutimi et Bagot. C’est le père
Honorat, le missionnaire infatigable, qui dès 1844, en compagnie
du gérant de Price David Blair, intéresse la population à se
doter d’un chemin carrossable. Avec l’aide de Dieu et des
hommes, le chemin sera terminé le 28 décembre 1844.
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