À la naissance de notre imprimerie régionale : l’impression du Souvenez-vous |
![]() Source : Collection de la Société historique du Saguenay, Supplément, # 250 |
| Ce document imprimé sur un bout de feuille lignée représente la première épreuve tirée de la presse du Séminaire de Chicoutimi. Cette presse achetée à Québec au coût de 200 $ en mai 1879 et arrivée par bateau le 5 juin de la même année. L’abbé Thomas Roberge qui doit remonter les 1500 morceaux de la machine ne peut imprimer avant l’achat et la livraison des caractères d’imprimerie. C’est ce qu’il fait finalement le 6 septembre 1879 avec l’impression du Souvenez--vous. Pour plus de détails et de précisions sur l’imprimerie du Séminaire de Chicoutimi, on peut consulter le livre Histoire de l’imprimerie au Saguenay (1879-1969) de Raoul Lapointe aux pages 22 à 42. |
Plan de la rivière du Saguenay, lacs, rivières et ruisseaux (1827) |
![]() Source : Collection de la Société historique du Saguenay, Supplément , #01715 |
| Cette carte de Paschal Taché est incluse avec le Rapport des commissaires pour explorer le Saguenay en 1828. Taché parcourt le territoire des Postes du Roi depuis près de 25 ans, il est donc facile pour lui de tracer une carte des principaux éléments toponymiques et géographiques se trouvant à l'intérieur de cette riche région exploiter par la Compagnie de la Baie d'Hudson depuis 1821. Encore aujourd'hui, cette riche carte nous aide à mieux connaître l'histoire de notre région du début du XIX° siècle. |
The Saguenay (1859) |
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Cet article illustré du Harper’s
new monthly magazine est l’un des premiers concernant notre
région. Abondamment illustré, le texte en anglais présente
les principaux lieux et attraits du Saguenay. Parmi les principales
images, nous retrouvons 3 gravures de Tadoussac (la chapelle, la baie
et le poste de traite), l’une de la Baie des Ha! Ha!, ainsi que
plusieurs de différents secteurs le long de la rivière
Saguenay.
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![]() Source : Harper's new monthly magazine, no CX-july 1859-vol. XIX. Bibliothèque de la Société historique du Saguenay, # H0289 |
Dédicace de Mgr Félix-Antoine Savard (1973) |
![]() Source : Bibliothèque de la Société historique du Saguenay, # S0047. Collection Antoine Dubuc |
Ce volume qui provient de la collection Antoine
Dubuc contient une longue dédicace du célèbre écrivain
québécois. Une vieille amitié existe entre les deux
hommes et ce mot intimiste résume très bien la complicité des
deux hommes.
Cher Antoine, Ton téléphone m’a fait extrêmement plaisir. Quelle délicatesse dans ton invitation ! Je l’accepte avec joie et je pense déjà à tous ces chers souvenirs que nous pourrions évoquer ensemble. Je t’envoie mon dernier né, ce volume I de mon journal et de mes souvenirs. Dans le second volume, il sera surtout question de Chicoutimi, de notre temps de collège, etc. De Villa-Marie, de toi, de tes chers parents dont je voudrais parler avec mon coeur qui les aimait bien. Mais j’aurai besoin que tu me rappelles beaucoup de choses. Et donc, à bientôt et en toute amitié fraternelle. F.-Antoine, ptre Ce dimanche 6 mai, 1973 |
Dictionnaire de Pierre Richelet (1710) |
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Ce dictionnaire français de Pierre Richelet
(2 tomes) peut sembler au premier regard n’être qu’un
vieux dictionnaire. En réalité, il représente une
pièce rarissime de l’histoire des bibliothèques en
Nouvelle-France. Nous pouvons lire à la page frontispice du volume
la note suivante : Colleg. Quebecensis Soc. Jesus Cat. an. 1745.
Cette mystérieuse note signifie que le livre appartenait autrefois à la
bibliothèque des Jésuites à Québec, qui se
trouve être la première bibliothèque du Québec.
Concernant la mention de l’année 1745, elle représente
le dernier catalogage de la bibliothèque démantelée
au moment de la Conquête anglaise de 1760. De nos jours, il est
très rare de trouver, à part le Séminaire de Québec
qui en possède quelques centaines, des volumes provenant de cette
riche bibliothèque.
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![]() Source : Bibliothèque de la Société historique du Saguenay, # R0060 |
Carton d'autel du père Labrosse (avant 1782) |
![]() Source : Fonds de la Paroisse Sacré-Coeur de Chicoutimi |
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Ce carton d’autel ayant appartenu au dernier
missionnaire jésuite du Saguenay, le père Jean-Baptiste
de Labrosse (1724-1782), a une histoire particulière. Retrouvé par
hasard dans la sacristie de la chapelle de Chicoutimi en 1855, il se
retrouve comme ornementation historique de la chapelle du bassin construite
en 1893. Lors de la démolition de cette dernière en 1930,
le rarissime carton de prières est rangé dans la sacristie
de l’église Sacré-Coeur de Chicoutimi. Finalement,
la Société historique du Saguenay l’acquiert quelques
années après le départ de Chicoutimi des pères
Eudistes en 1996. L’inscription en latin sur le carton est de la
main du père Labrosse.
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Premier rapport du Comité des Terres de la couronne (1821) |
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En cette période de crise économique et agricole, le gouvernement cherche à mieux connaître les parties du pays susceptibles de fournir de bonnes terres à la colonisation. Ce premier rapport publié en 1821 est le compte rendu des témoignages entendu par le comité. Plusieurs parties du Québec, dont le Saguenay, préoccupent le gouvernement. Parmi les témoignages, ceux de Paschal Taché et Alexander Morisson concernent directement la région du Saguenay. Ce rapport est le précurseur de celui des commissaires pour explorer le Saguenay en 1828.
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![]() Source : Bibliothèque de la Société historique du Saguenay, # R0339 |
Lettre circulaire de Mgr Briand (1777) |
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Mgr Jean-Olivier Briand (1715-1794) est évêque de Québec
de 1766 à 1784. Durant sa carrière, Mgr Briand est l’auteur
d’une multitude de mandements, de lettres circulaires et pastorales
rattachés à sa fonction. Celle qui est représentée
ici traite de l’office et de la messe du sacerdoce, et s’adresse
au clergé du diocèse de Québec. Ce précieux
document des débuts de l’imprimerie québécoise
est signée de la main de Mgr Briand. Datant de 1777, cette lettre
s’intègre aux quelques centaines d’incunables québécois
(1764-1820) qui marque la naissance de notre imprimerie. |
![]() Source : Collection Léonidas Bélanger |
Acte notarié de Jean Pardon (1597) |
![]() Source : SAS, SHS, Fonds Gonzague De Mauraige |
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Ce document est le plus ancien que conserve les archives de la Société historique du Saguenay. Ce précieux acte notarié, plusieurs fois centenaire, fait partie du fonds d’archives de la famille De Mauraige, cédé à notre organisme au milieu des années 1980. Cette riche collection de documents, qui couvre les années 1597 à 1945, contient sans interruption, les principaux documents légaux de cette famille originaire de France. Celui que nous présentons, est un acte d’achat fait par Jean Pardon à Nicolas Pardon d’un pourcentage de rente effectué en décharge de sa maison. L’acte signé à Avesne (Pas-de-Calais) est daté du 7 février 1597. |
Carte de la région du Poitou (1707) |
![]() Source : ANQC, Collection de la Société historique du Saguenay, Cartable 2-1-D |
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Cette carte géographique de la province de Poitou et le pays d’Aunis est la plus ancienne carte originale que conserve les archives de la Société historique du Saguenay. Dressée par le géographe du roi, H. Jaillot, elle présente la partie centre-ouest de la France en 1707. Nous y retrouvons les villes de Poitiers, Chatelleraud, Saint-Maxent, Niort, Fontenay le comte, Mauleon et Sables d’Olonne. Cette région de la côte Atlantique française, est le lieu d’origine de plusieurs familles québécoises. |
Portrait de Louis Riel (1885) |
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Ce portrait de Louis Riel en 1885, dessiné l’année
de son exécution, est l’oeuvre de l’arpenteur
Pascal-Horace Dumais (1836-1906). Cet autodidacte installé dans
la région vers 1857, et arpenteur de son métier, s’intéresse également
au science naturelle, à l’agriculture, à la politique
et aux arts. C’est durant son séjour dans l’Ouest
Canadien (1882-1885), comme arpenteur au tracé du chemin de fer
Canadien Pacifique, que P.-H. Dumais crée plusieurs de ses dessins.
Ces oeuvres, le plus souvent tracées au crayon, démontrent
un grand talent artistique et un souci du détail propre à sa
profession. Les archives de la Société historique du Saguenay
conservent une vingtaine de dessins de Dumais. |
![]() Source : ANQC, Collection de la Société historique du Saguenay, Document 31-D |
Murmure du Lac St.Jean (1879) |
![]() Source : Collection de la Société historique du Saguenay |
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Ce journal est le plus ancien de notre région
dont nous connaissons l’existence. Publié par Émile
Dumais (fondateur de la Gazette des Campagnes), il est imprimé à Québec
par les ateliers du Nouvelliste. Mort-né, ce journal
des colons, vise à contrer l’exode des Canadiens français
vers les Etats-Unis. Le numéro prospectus nous présente
le futur journal et la lutte qu’il veut mener afin de promouvoir
les valeurs agricoles. Le lieu de publication est la Pointe Bleue, juste à côté de
Roberval, où habite le frère de Dumais, l’arpenteur
Pascal-Horace. Il faut attendre en 1882, pour finalement assister à la
publication d’un journal régulier dans la région, le
Saguenay (Chicoutimi). |
Cadastre de la municipalité d’Hébertville (1854) |
![]() Source : ANQC, Collection de la Société historique du Saguenay, Cartable 9-30 |
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À la différence des gens s’établissant
le long du fleuve Saint-Laurent selon le principe français de
la seigneurie, la colonisation de notre région s’effectue
selon la loi anglaise des cantons (townships). Pour ce faire, l’arpentage
des cantons doit se faire avant l’établissement de colons
sur le territoire. Au début de la colonisation, plusieurs arpenteurs
travaillent à découper le territoire en lots et en chemins
selon la typographie du terrain. La municipalité d’Hébertville
dans le canton Mésy ne fait pas exception. C’est l’arpenteur
Duncan Stephan Ballantyne qui dresse le plan de la municipalité d’Hébertville,
fondée, en 1849, par l’Association des comtés de
l’Islet et de Kamouraska de l’abbé Nicolas-Tolentin
Hébert. Sur le plan, nous voyons le nom des rues, en plus des
installations du village d’Hébertville le long de la rivière
des Aulnets. |
Mémoire de Mgr Victor Tremblay (1979) |
![]() Source : SHS, Fonds Victor Tremblay |
L’abbé Victor Tremblay fonde la Société historique du Saguenay une première fois en 1924, ensuite, définitivement en 1934. Historien, conservateur et conférencier reconnu, il est l’auteur d’une multitude d’oeuvres et d’articles historiques. La Société historique du Saguenay conserve, en plus de la plupart des écrits de Mgr Victor, le patrimoine archiviste accumulé entre 1934 et 1979 par lui et ses collaborateurs. Quelques manuscrits de Victor Tremblay demeure inédit encore aujourd’hui, dont ses mémoires. Ce manuscrit acquis lors de son décès a été rédigé entre 1970 et 1979. Durant 208 pages, il relate les principales étapes, combats et réalisations de son existence |
Manuscrit de Damase Potvin (1945) |
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La Société historique du Saguenay conserve plusieurs fonds d’archives concernant les écrivains régionaux. Parmi ceux-ci, le fonds Damase Potvin (1879-1964), écrivains natifs de la région, contient plusieurs manuscrits des oeuvres de l’auteur. Cet écrivain prolifique a été au centre des lettres canadiennes pendant de nombreuses années, surtout à l’époque où il a été secrétaire de la Société des Arts, des Sciences et des Lettres de Québec. Damase Potvin est l’auteur d’une cinquantaine de romans et d’études historiques. Sa biographie romancée du guide du Parc des Laurentides, Thomas Fortin, demeure une de ces oeuvres les plus connues. Pour la circonstance, nous vous présentons le manuscrit et le livre imprimé. |
![]() Source : SAS, SHS, Fonds Damase Potvin |
Bon au porteur de la rivière aux Sables (1848) |
![]() Source : SAS, SHS, Fonds David Edward Price |
Au XIX° siècle, plusieurs compagnies
ou associations utilisent comme méthode de paiement l’émission
de bon au porteur. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, la compagnie Price
utilise ce moyen (de 1848 à 1890 environ), que l’on désigne
sous le mon de piton, afin de payer les employés à son
service dans les chantiers. Toutefois, cela s’avère moins
courant quand il s’agit d’une société de colonisation.
Pourtant, la société fondatrice de la ville de Jonquière,
la Société des défricheurs de la rivière
aux Sables, émet le 19 juin 1848, une série de bon au porteur,
variant d’un écu courant (2 shilling-6 pence) à vingt
shillings courant. Comme les chèques aujourd’hui, ce bon
au porteur était payable à la Malbaie, par le trésorier
de la Société.
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Registre de l’Hôtel Roberval (1888) |
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![]() Source : ANQC, SHS, Fonds de l’Hôtel Roberval, pièce 13 |
Ce registre, débutant le 7 août 1888, est le premier de la prestigieuse hôtel Roberval, populairement désigné par hôtel Beemer. C’est suite à la construction du chemin de fer jusqu’à Chambord en 1888, dont une partie vient de sa propre fortune, que le richissime entrepreneur américain Horace Jansen Beemer décide d’exploiter la région du Lac-Saint-Jean dans une perspective touristique. Grâce à la popularité de la pêche à la ouananiche (saumon d’eau douce), Beemer entreprend la construction d’un luxueux hôtel de plus de 200 chambres à Roberval et d’un autre, plus modeste, à la Grande Décharge. Cet hôtel est fréquenté par les bourgeois de l’époque, ceux-ci origines du Québec, du Canada, des Etats-Unis et de l’Europe. |
| En déclin depuis quelques années, surtout avec la baisse de la population de ouananiche, l’hôtel Beemer est détruit par le feu en 1908. | |
Les cantons du Saguenay (1854) |
![]() Source : Bibliothèque de la Société historique du Saguenay, C0641 |
Au milieu du XIX° siècle, le colonisation
est en expansion sur le territoire de la province de Québec, surtout
après le début de la première vague d’immigration
vers les Etats-Unis au milieu du XIX° siècle. Le gouvernement
provincial encourage par plusieurs moyens l’établissement
de colons dans des régions comme le Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Une multitude d’arpenteurs sillonnent le Québec afin de
diviser en cantons les nouveaux territoires à coloniser. En 1854,
le gouvernement publie un atlas des cantons de 1851 à 1853, permettant
ainsi de présenter au public l’avancé de la colonisation
dans la province. À la page 41, nous y retrouvons une carte de
la région en 1854, qui nous présente les cantons proclamés
jusqu’à cette date. Cette carte ressemble en plusieurs points à celle
dessinée par l’arpenteur Ballantyne en 1851.
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Lettre de l’abbé N.-T. Hébert (1851) |
![]() Source : Collection de la Société historique du Saguenay, Document 81, pièce 16 |
L’abbé Nicolas-Tolentin Hébert
(1810-1888) est un personnage important des débuts de la colonisation
de la région, surtout en ce qui à trait au début
du Lac-Saint-Jean. En effet, l’abbé Hébert est nommé responsable,
en 1848, suite à une rencontre au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière
d’un groupe de curés du Bas du Fleuve, de l’Association
des comtés de l’Islet et de Kamouraska. Cette société de
colonisation a pour objectif d’amener dès l’année
suivante, des colons dans de nouveaux cantons longeant le lac Saint-Jean.
Pendant plusieurs années, l’abbé Hébert participe à la
mise en place d’une nouvelle colonie que l’on baptisera Hébertville
en son honneur. Dans la lettre, l’abbé Hébert lance
un appel à continuer la colonisation avec de nouveaux établissements
et avec la construction de routes adéquates aux transports des
colons.
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Lettre de Berryer (1756) |
![]() Source : Supplément de la collection de la Société historique du Saguenay |
Cette lettre de Nicolas-René Berryer (1703-1762)
est écrite de Paris le 28 avril 1756. Ce protégé de
Mme de Pompadour, en tant qu’espion à son service, devient
sous sa protection, ministre de la Marine et des Colonies en 1758. Il
est destitué en 1761 pour incompétente, mais demeure toutefois
dans les privilèges du roi qui le nomme au prestigieux poste de
garde des Sceaux. À l’époque de la lettre, Berryer
occupe le poste de lieutenant-général de police (1747-1757).
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Institut des artisans de Chicoutimi (1858) |
![]() Source : Collection de la Société historique du Saguenay, Document 23-CC |
Cette liste comprend les 37 membres composant l’Institut
des artisans et association des bibliothèques de Chicoutimi. Cette
association de lecture est très populaire au Québec à partir
de la seconde moitié du XIX° siècle. Sous le contrôle
du clergé, cette association vise à promouvoir la bonne
lecture et à contrer les effets néfastes de la libérale
Institut de Québec et de Montréal. À la fin de la
décennie 1850, la province de Québec compte plus de 200
instituts, dont une à Bagotville (1857) et une autre à Chicoutimi
(1858). En plus de promouvoir les bonnes lectures, le clergé ultramontain
se sert également de ses organismes afin de rendre accessible,
auprès des membres et de la population en générale,
la presse écrite et les ouvrages traitant des métiers traditionnels
en usage à l’époque.
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Achat d’une terre par Peter McLeod junior (1849) |
![]() Source : SHS, Fonds Raymond Labonté |
Ce certificat d’achat de terre, signé par
l’agent du gouvernement dans la région, John Kane, est émis
au fondateur de Chicoutimi, le célèbre métis Peter
McLeod. En ce 15 mars 1849, McLeod achète le lot 63 du rang sud-ouest
du chemin Sydenham dans le canton Chicoutimi. Ce lot situé près
de sa propriété de Rivière-du-Moulin fait partie
d’un ensemble de plusieurs lots acquis par McLeod sur le plateau
traversant la chute de la rivière du Moulin. Arrivée en
1842 à la rivière du Moulin avec une équipe de 23
hommes, McLeod décède en ce même lieu en septembre
1852. Avant d’avoir ses lettres patentes, l’acquéreur
doit défricher un dixième de la terre durant les quatre
premières années suivant l’achat.
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Carte de Bellin (1744) |
![]() Source : Collection de la Société historique du Saguenay, Cartable 2-35-C |
Cette Carte du cours de la rivière du
Saguenay appelée (sic) par les sauvages Pitchitaouichetz est
l’oeuvre de Nicolas Bellin, ingénieur de la marine. C’est
sous l’inspiration des travaux du jésuite Pierre Laure – qui
réalise des cartes du Domaine du Roy entre 1731 et 1733 – que
Bellin fait la sienne. Elle est publiée, avec d’autres
de Bellin sur la Nouvelle-France, dans l’Histoire de la Nouvelle-France du
jésuite François-Xavier de Charlevoix. Cette carte présente
les principaux cours d’eau et lieux du Saguenay, souvent d’origine
amérindienne, les plus connus à l’époque
par les navigateurs et les explorateurs.
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